vendredi 24 septembre 2010

Deserts et mirages; Las Végas.

Brianna ne pouvait me recevoir à nouveau chez elle, mais tant pis, j'avais un plan couchsurfing de secours. Mon retour sur Flagstaff fut une nouvelle fois bien arrosé, puisque je passais la soirée d'halloween en fermier, à picoler comme un trou, avec mon nouvel hôte couchsurfing, Edward. Nous sortîmes en boite avec Edward et ses amis, mais après une heure, j'échouais lamentablement sur un carton, ma tête tournant à 360 degrés. Et avec mon costume de fermier... ridiculement fin le Benoît! (Bon, il faut dire que le matin même j'avais gravi le grand canyon, et qu'on étaient en altitude (facteur important!))



Je quittais Flagstaff le lendemain en direction de Las Végas. Allons voir et comprendre pourquoi cette ville est tant prisée par la jeunesse dorée. N'étant pas fana des paillettes, je n'avais pas prévu de m'y rendre dans un premier temps, mais tous me recommandaient fortement "l'expérience Végas". Sachant que Végas est au milieu d'un désert, je profitais de la vue de ces "plaines de la mort". C'était Mike qui me menait à Végas depuis Kingman et nous quittions l'I40 pour une nouvelle route en direction du nord. Mike se rendait à Végas pour exposer sa mini noire étincelante à une exposition de voiture "tunner"... ça me donnait un avant goût de l'ambiance.



Après avoir passé une chaîne de petites montagnes arides, nous étions dans la vallée de Végas. Les banlieues pavillonnaires et leurs palmiers surgirent soudainement du désert comme des oasis, suivis des restaurants, des commerces, et des casinos. Mike me laissa sur le boulevard principal. Une gigantesque foire, un parc d'attraction, une illusion, c'est ça "l'expérience Végas". C'est le royaume du visuel, l'empire de l'argent, le capitalisme à son paroxisme. Jeux, alcool, prostitution, tout est légal à Végas.



C'est Alexandre et Stéphanie, un couple de français expatriés depuis quelques années qui me reçurent ce soir. Alexandre était cuisto au César Palace et Stephanie comédienne.
Le lendemain, je fis le tour de jour. Cette ville mérite bien son surnom de mirage; en apparence, il y a New York, Paris, Venise et j'en passe, mais c'est du carton! Zut! Comme un grand jeux vidéo. A l'intérieur, casinos, casinos, hotels, hotels...rien d'exaltant... Bon je m'en doutais un peu avant de venir, donc, pas de surprise. Je me suis même essayé aux machines à sous, pour voir, mais après avoir perdu 10 dollars, j'ai vite renoncé.





C'est sans regrets que je quittais donc Végas le lendemain. Un bus municipal me fit rejoindre un "truck stop-casino". Après y avoir erré une bonne heure, c'est Nizar, un Tunisien expatrié qui me fit quitter cette sacrée ville.

jeudi 23 septembre 2010

Grand Canyon National Park

Le jour suivant donc je me suis rendu en stop jusqu'au site du Grand Canyon, à 50 miles au nord de Flagsaff, et à peu près à la même altitude (2200 mètres). Le canyon est large de 5 à 30 km selon les endroits et s'étend sur plus de 400 km de large. C'est prodigieux.

Alors que les touristes de base payent des sommes astronomiques pour dormir dans les hôtels du parc, j'ai eu le culot de me trouver une "couch" au sein même du Grand Canyon Village, face aux falaises. C'est ainsi que je logeais chez Mickaël; ce dernier travaillait au sein du parc en tant qu'aide secouriste, et recevais parfois des couchsurers. Mickaël prévoyait une rando dès le lendemain avec sa collègue Elmira, et je fus invité à les accompagner. Nous irions jusqu'en bas, et dormirons au bord de la rivière Colorado, dans les baraquements des employés du parc.
Les sacs chargés d'eau et de victuailles, nous entamèrent la marche le lendemain en début d'après midi. Le canyon fait 1500 mètres de profondeur. Il est est lui même constitué d'une grande série de plus petits canyon qui se superposent jusqu'à la rivière. A mesure que nous nous enfoncions dans ces gorges vertigineuses, la température se faisait plus douce. A mi-chemin, nous fîmes la rencontre d'un bouc sauvage.
Nous arrivâmes de nuit au camps "ghost ranch".
Je remontais très tôt le lendemain, mais seul cette fois, afin d'être à Flagstaff avant la nuit. Les lumières du matin donnaient un tout autre aspect au décors.


mardi 21 septembre 2010

Arizona dream

Le lendemain, j'étais en route pour l'Arizona. Flagstaff, ma prochaine étape, était mon point de chute pour la visite du Grand Canyon. J'étais toujours sur l'Interstate 40, qui, à ce niveau, traversait les hauts plateaux des rocheuses (de 1500 à 2300 mètres d'altitude). Bernice me déposa dans une station pourvue d'un immense casino. L'affluence de voyageurs n'aidait pas pour autant et je végétais un bon moment devant la "boutique souvenir" avant de me faire chasser par l'agent de sécurité. Finalement, et après une bonne heure de danses et de sauts dans le froid, je fus emmené par une indienne du casino. Tous les casinos d'ici sont affaires indiennes m'avoua t-elle. Les casinos leur ont été confiés par les blancs afin de les tenir sagement dans leurs réserves m'avait confiait plus tôt Bernice. Et ils en sont évidemment dépendants aujourd'hui. Cette dame me laissa au niveau d'un autre casino, mais cette fois je continuais à pieds sur l'autoroute. Ce ne fut pas long avant qu'un semi remorque (la première fois tiens!) me fasse signe de monter.


Charly approchait la soixantaine; il était chauffeur poids lourd depuis vingts ans, et je comprenais à peine ce qu'il disait à cause de son accent de l'Arkansas et de sa cigarette collée au bec. Il se rendait en livraison à Los Angeles; j'étais donc parti pour un voyage direct jusqu'à Flagstaff. Alors que nous prenions de l'altitude, le relief était de plus en plus marqué par ces impressionnantes roches qui semblaient sortir du sol. Un sol qui se couvrait d'ailleurs progressivement de neige.

Alors que nous entreprîmes l'ascension d'une montagne, c'était un tout autre décors qui se dévoilait; des sapins et de la neige à perte de vue. Nous arrivâmes à Flagstaff sous une neige abondante, et Charlie me laissa à l'entrée de la ville, au niveau d'une importante station.
Brianna, mon hôte couchsurfing vint m'y cherché et me fit découvrir les lieux. Flagstaff est une charmante petite ville située au coeur d'une nature imposante; elle fait face à un mont qui culmine à 3400 mètres, et est entourée d'une forêt de sapins. Quel délice de respirer cet air pur des montagnes mêlé aux odeurs des résineux et de ces feux de cheminées.
Après le souper, Brianna m'entraîna dans une soirée "ambiance 80´s". Comme il fallait être déguisé en 80´s man, elle me prêta ses vêtements les plus ridicules. Bien que la musique craignait "en osti" (je m'autorise un peu de Québécois...) l'alcool était presque gratuit: 25 cents le verre: je m'en suis rendu malade... et passais la journée du lendemain à décuver. Je ne me souviens plus si j'ai vomi, mais c'est fort probable. Heureusement, Brianna était adorable et je fus vite remis sur pieds afin de faire du tourisme. J'appréciais cette ville, à la fois paisible et joyeuse, avec ses vieilles briques et leurs habitants. Il faut dire qu'à côté, la nature force le respect. Ce soir, pas d'ivresse, je me couchais tôt car le lendemain je comptais bien fouler le sol du Grand Canyon.


"Brianna, you were woonderfull, hope to see you some other day in some other place, (in France?) but next time, i'm gonna cook for you!"

samedi 18 septembre 2010

Viva Nuevo Mexico!

Natasha me laissa au niveau d'une station service en direction de l'Interstate 40 et de la route 66. Ces deux route se longent et se croisent depuis Oklahoma city jusqu'en Californie mais la route 66 n'est presque plus fréquentée, au profit de l'I40. Comme à mon habitude, je me lançais dans une procédure d'interpellation des conducteurs, en prenant garde de me faire le plus discret que possible vis à vis des employés de la station. Je rencontrais Michaël à la machine à café et c'est ainsi qu'il m'accepta à bord de son pick-up. Michaël se rendait à Fresno, en Californie, avec sa chienne Bella. Il passait donc par Alburquerque, au nouveau Méxique, ma prochaine étape.


Cette longue route me permit d'apprécier les changements fauniques du paysage de l'ouest américain. Alors qu'à l'est d'Amarillo, subsistait quelques arbres, il n'y avait plus ici que des arbustes, qui se réduisaient en buissons à mesure de notre avancée vers l'ouest. Des centaines de milliers de petites touffes vert-foncé tamisaient ensuite la terre rouge du Nouveau Méxique. De même, à mesure que nous approchions d'Albuquerque nous prenions de l'altitude et la température s'en ressentait. Nous arrivions dans la région des plateaux.

Albuquerque apparut après une première chaîne de montagnes, porte d'entrée des Rocheuses et ses hauts plateaux.
Michaël me laissa dans la vieille ville. Quel bonheur ce fut, de retrouver, après de longs mois passés au nord, les senteurs du sud, ses cactus, et ses maisons fleuries aux couleurs vives. La différence du Téxas au Nouveau Méxique fut brutale, et soulageante! Ici, l´héritage culturel espagnol était toujours bien vivant. Cette arrivée à Albuquerque m'apparut comme le premier contact avec l'Amérique "latine". Après mes mésaventures du centre des usa, mon coeur se ré emplit de joie, et mon ventre se réjouissait déjà à l'idée de goutter prochainement aux saveurs du Méxique.

En fin de journée, je rencontrais un brave monsieur qui me déposa chez Bernice et Emilie, mes hôtes couchsurfing. Ce soir j'étais cuisinier et leur fis une poêlée de légumes aux poissons.
Le lendemain, Bernice, le bébé (elle était nounou), et moi visitâmes la ville de Santa Fe située à 40 miles au nord d'Albuquerque. Sante Fe est un centre culturel important du Nouveau Méxique et culmine à 2000 mètres d'altitude. La journée était radieuse, et, lorsque nous arrivâmes, la ville était couverte d'un blanc manteau . Il y avait longtemps que je n'avais pas joué dans la neige, alors j'en profitais pour accabler la pauvre Bernice de mes enfantillages.
Impressionnante la ville de Santa Fe; c'est en effet un merveilleux centre culturel, pourvu d'édifices aussi beaux les uns que les autres. La particularité de la ville est que chaque édifice repose sur le même modèle architéctural de type colonial espagnol, ce qui offre à la ville une fort belle homogénéité.
Les sculptures, églises et autres musées nous ont régalés tout au long de la journée.


Au retour, nous passâmes près de la montagne qui fait face à Albuquerque. J'avais très envie de prendre le téléphérique qui s'envolait par delà celle-ci, mais Bernice devait ramener le bébé. Ce soir, retour aux fourneaux pour la préparation de crêpes. (un des pêchés mignon des américains)
Je me rendis en bus et en stop le lendemain pour enfin prendre ce téléphérique, sauf qu'une fois sur place j'aurais dû attendre deux bonnes heures avant l'ouverture. Une fois de plus, mon impatience prit le dessus, et je décidais d'escalader, ni plus ni moins, la montagne. Après tout, c'est plus réjouissant d'apprécier la vue après l'effort.
Au début, c'était de la rigolade puisqu'il y avait un chemin. Sauf que celui-ci disparaissait rapidement et je me mis à la grimpette sauvage, en évitant plus ou moins les cactus et leurs épines. Après deux heures de marche, et même d'escalade, et quelques situations périlleuses à travers les rochers, j'arrivais au sommet venteux et sa vue imprenable. J'avais le droit de pousser le cri de Rahan, non?

vendredi 17 septembre 2010

TEXAS LAND

C'était fait, j'étais au fin fond des États-Unis; au royaume Téxan. En témoignait l'écriteau coloré: God bless Texas. Ici, pas question de faire du stop parait-il. En effet, durant les 8 miles que je couvrais à pieds, pouce tendu, depuis la station où m'avaient laissé les Mexicains, j'étais totalement ignoré par les chauffards. L'un d'entre eux, allez savoir pourquoi, s'est même enfui alors que je tentais de lui adresser la parole.

J'arrivais donc ainsi au centre d'Amarillo, ville lugubre, animée mais uniquement par le rythme des autos. Inutile de préciser qu'il n'y avait pas de piétons (je ne me souviens pas non plus avoir vu de bus). Les conducteurs arboraient à ma vue des visages sévères (étais-je parano, ou était-il interdit de circuler à pieds?) Cependant, le restaurant Méxicain depuis lequel je contactais Natasha était comble. Les gens étaient donc soit dans leurs voitures, soit quelque part d'autre (raisonnement futé...).
Natasha passa me prendre au restaurant, et, quand je lui fis part de ma stupeur à la vue d'une ville désertée par les piétons, elle semblait surprise. Pour elle c'était normal, et on s'accommodait bien ici de ne circuler qu'en voiture. C'est dans la culture Téxane, et ce, depuis l'arrivée des pionniers blancs. Alors justement, pourquoi une culture Téxane? Lui demandais-je. Et pourquoi ce favoritisme qu'ont les gens d'ici à l'égard de leur état? Elle m'apprit qu'avant d'être annexé par les usa, le Téxas fut une république indépendante, à la suite de la rébellion menée par les pionniers anglos-saxons contre le régime Méxicain. Ils ont donc depuis, conservé et cultivé un fort sentiment d'autonomie vis à vis du gouvernement. Ajoutez à cela l'éloignement et un isolement certain par rapport au district fédéral, une culture originelle de propriétaires terriens longtemps esclavagistes, et vous obtenez un état presque souverain, en rupture avec la politique fédérale. Ici, on est d'abord Téxan avant d'être américain, conclu t-elle.
Je passai deux jours chez elle, surtout pour planifier mon parcours jusqu'à San Fransisco (les jeux vidéos avec son colocataire furent aussi parti prenant..)
"Thanks Natasha, you maked me a great welcome in your house. I'd love to receive you the same way you did for me; it's when you want! ;)"

mercredi 15 septembre 2010

Sur la route 66

22 octobre 2009; presque deux mois sur la route! Je quittais mes amis, Liz et Nicolas, après un petit déjeuné américain bien copieux. Il s'agissait de rejoindre Amarillo, Texas, mon prochain rdv couchsurfing, depuis Oklahoma city, en empruntant la mythique route 66. Mais ce ne fut pas une promenade de santé. Ayant passé deux heures à interpeller les conducteurs d'une station service en vain, je m'aventurais à pieds sur l'autoroute. Puis j'ai été surpris par le froid; dans cette région de plaines du milieu des USA, on assiste souvent à des changements brutaux de température. Il faisait 25 degrés à Oklahoma city, et quelques miles à l'ouest, et deux jours plus tards, je me pelais les miches (et le pouce surtout) à environs 8 degrés. C'était surtout le vent qui posait problème. Non content de décoiffer ma chevelure grandissante, il conférait à mes oreilles et mon nez une couleur rouge écarlate, me prêtant l'apparence d'un vagabond alcoolique. Des vêtements chauds? Pensez-vous! Je me figurais plutôt, sous un soleil d'enfer, en short et débardeur, tel un aventurier des temps modernes, ruisselant de sueur, arpenter la fameuse route 66. Un klaxon me fit sortir de ma rêverie, et me ramena brusquement à cette réalité froide; je relevais donc la tête, pour essuyer un "doigt d'honneur" (je me demande encore pourquoi on appelle ça un "doigt d'honneur"... ) le héros qui sommeillait en moi se fâcha et, le pouce toujours tendu, je changeais de doigt afin de répondre à ce jeune insolent. J'étais patient, mais j'avais mes limites... D'ailleurs, elle était ou cette route 66? Je longeais depuis Oklahoma City, encore et toujours, cette maudite Interstate 40.... Ah mais que vis-je sur le bas côté: un panneau qui indiquait "route 66" sapristi! Il y avait cette "route", bien étroite, et en mauvaise état, qui longeait effectivement l'I40 depuis un certain temps, mais j'étais loin d'imaginer que ce puisse être la mythique route 66! La route était donc abandonnée, au profit de l'I40, mais trônait toujours là, comme un pan de l'histoire des usa, et faisait aujourd'hui office de musée. Il y avait d'ailleurs le long de cette route, tels des mirages pour moi, un nombre conséquent de stations services à l'abandon. Je finis par échouer dans une vraie station, et me réchauffais enfin au café. Mais voilà, après deux heures de plantage, je me faisais viré par le patron, quel salauuud! C'est tout à fait odieux...driiiiing!

Cet épisode cruel pris fin quand je fus embarqué par des Méxicains (viva Mexico!), sauf que je devais participer à l'essence si je voulais poursuivre...Hum hum! Ceci n'étant pas dans mes principes d'auto stoppeur respectable, je descendis à la station suivante. Bon, si je marchais sur la fameuse 66, qui ici paraissait plus ou moins en bon état? Bingo! C'est un autre Méxicain (Vivaa Mexicoooo!) qui, sortant du village d'en face, m'embarqua. Il me conduisit chez Wall Mart (mon fournisseur officiel?!), où je fis l'acquisition de vêtements chauds, d'un bonnet, et d'une bonne paire de gants!
La nuit approchait et je me voyais déjà planter ma tente entre deux mottes de foin, quand un pick-up s'arrêta à mon niveau. Dustin ne pouvait m'avancer que de 40 miles, mais c'était déjà ça. C'était un sympathique père de famille. Il tenait un ranch, et avait toujours vécu dans cette campagne isolé du milieu des états unis. Le récit de mon aventure le touchait profondément, lui qui avait toujours rêvé de voyage. Il m'invita à souper ce soir avec ses amis et sa femme dans un restaurant (l'unique) de son village. C'était bien là le coeur de l'amérique; les cowboys des pieds à la tête accoudés au bar et la musique country donnait le ton. On pouvait lire affichés sur les murs "Welcome hunter" (bienvenue aux chasseurs), "God bless America", "Area reserved for Harley's biker". Le pote de Dustin était rodéo men. Je ne comprenais pas tout ce qu'il disait, mais il m'amusais bien. Après avoir ingurgité une série de "Bud light lemon", et une quantité non négligeable de pizza, Dustin m'invita à passer la nuit chez sa famille. J'avais donc droit pour ce soir à une chambre tout confort, avec salle de bain. Encore une fois, et après cette journée éprouvante, je me tirais plutôt bien d'affaire.



C'est la femme de Dustin qui, après m'avoir présenté le "route 66 museum" (un musée consacré à cette route et son histoire) me déposa le lendemain sur une petite station service de l'I40. Je tentais à nouveau l'approche diplomatique afin d'obtenir un ride, mais ce ne fut pas chose facile. Je rencontrais notamment un agent fédéral vêtu d'un costume et au volant d'un bolide noir, semblant sortir tout droit d'un film hollywoodien. Ce dernier (probablement en mission..) s'excusa de ne pouvoir m'aider et me souhaita bonne chance. Ce fût une dame, qui, ayant terminé son service à la station, me fit quitter les lieux. Elle me laissa à l'entrée d'un village "fantôme"et d'une station service abandonnée sur le bord de la route 66, qui longeait toujours à l'infini cette interstate 40. Par chance, il faisait aujourd'hui beau (la température, et le vent, ne me permettaient pas pour autant de sortir le short et débardeur). J'ai ardemment marché sur la route 66 au milieu de cette immense campagne de foin déserte avant d'être embarqué par un camionneur jusqu'à un truck stop important. C'est là que j'obtins mon dernier ride pour Amarillo, Texas, grâce à une bande de Méxicanos (hé oui, encore!) qui occupaient un van.